Pourquoi 2026 marque-t-elle une étape clé pour la facturation électronique au Danemark ?
Depuis le 1er janvier 2026, le Danemark entre dans une phase décisive avec l’application complète de la Digital Bookkeeping Act. Cette réforme étend l’obligation de comptabilité numérique certifiée aux petites entreprises ainsi qu’aux entités étrangères dépassant le seuil de 300 000 DKK de chiffre d’affaires. L’objectif est clair : renforcer la traçabilité comptable et garantir une conformité numérique homogène sur l’ensemble du tissu économique danois.
Même si aucun mandat de facturation électronique obligatoire entre entreprises danoises n’est prévu à ce stade, cette réforme crée une incitation forte à l’utilisation de formats de factures électroniques. Ces formats facilitent en effet l’intégration des documents dans une comptabilité structurée et conforme aux nouvelles exigences.
Dans cette logique, afin de rapprocher le format de facture électronique majoritairement utilisé au Danemark, OIOUBL, de la norme sémantique européenne EN 16931, les autorités danoises envisageaient l’adoption d’une nouvelle version OIOUBL 3.0. Toutefois, le 14 janvier, le Danemark a finalement renoncé à l’adoption de ce standard.
Que signifie l’abandon d’OIOUBL 3.0 pour les entreprises ?
En parallèle de l’extension du cadre réglementaire, l’autorité danoise a ainsi confirmé un tournant majeur : l’annulation officielle du format OIOUBL 3.0. Ce choix met fin à un standard national historiquement structurant et ouvre une période d’incertitude technique pour les entreprises.
Dans le contexte de la facturation électronique au Danemark, les acteurs doivent désormais anticiper une transition vers des standards européens alignés sur EN 16931, tels que PINT ou une CIUS nationale, dont les contours restent encore à définir. Cette évolution marque un changement d’orientation stratégique, sans pour autant apporter immédiatement de cadre technique stabilisé.
Quels standards pourraient structurer le futur cadre danois d’e-invoicing ?
À ce stade, tout indique que le Danemark s’oriente vers une logique de convergence européenne, plutôt que vers le maintien ou la création d’un format strictement national. Un alignement avec EN 16931 traduirait une volonté d’harmonisation et de compatibilité accrue avec les échanges transfrontaliers, tout en conservant un cadre réglementaire propre au marché danois.
Toutefois, aucune spécification technique définitive n’a encore été publiée. Les entreprises évoluent donc dans une phase d’attente stratégique, où les orientations sont perceptibles mais les choix opérationnels restent à confirmer.
Que doivent retenir les entreprises face à cette recomposition réglementaire ?
La facturation électronique au Danemark en 2026 repose ainsi sur un paradoxe structurant : une conformité comptable obligatoire et clairement définie, combinée à un cadre e-invoicing encore en recomposition. Des clarifications sont attendues le 24 février 2026, à l’occasion du Nemhandelsforum, événement clé pour comprendre les orientations techniques à venir.
D’ici là, les entreprises doivent se préparer à respecter les exigences de comptabilité numérique tout en restant agiles face aux choix de standards qui façonneront le futur de la facturation électronique danoise.