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Depuis son lancement, le Portail Public de Facturation (PPF) a rencontré plusieurs difficultés structurelles qui ont conduit l’administration à revoir profondément son rôle dans la réforme de la facturation électronique.
Parmi les principaux facteurs identifiés figurent des coûts de développement élevés, en constante augmentation, ainsi que des délais déjà repoussés à deux reprises afin de laisser le temps à l’écosystème de se structurer. Face au risque d’un nouveau décalage du calendrier, l’administration a fait le choix de réduire le périmètre fonctionnel du PPF, afin de sécuriser la trajectoire globale de la réforme.
Plutôt qu’un abandon total, il s’agit donc d’un recentrage stratégique.
Sur les trois grandes fonctionnalités initialement prévues, deux sont maintenues :
En revanche, la troisième fonctionnalité, à savoir le portail gratuit de saisie et d’émission de factures, est définitivement abandonnée.
L’administration justifie cette décision par la maturité atteinte par l’écosystème des Plateformes Agréées, désormais jugé suffisamment robuste pour couvrir les besoins des entreprises, y compris les plus petites.
Les textes réglementaires qui définissaient le rôle du PPF devront être ajustés afin de refléter ce nouveau périmètre. Cette révision pourrait ouvrir la voie à des simplifications supplémentaires, en cohérence avec une réforme désormais centrée sur les PA et le e-reporting.
Les spécifications techniques externes faisant référence au PPF dans son périmètre initial ne sont plus applicables. Une nouvelle version des spécifications, recentrée sur l’annuaire et le e-reporting, est attendue. Elle constitue un jalon clé pour la suite de la réforme.
Avec la disparition du portail public, l’interopérabilité ne peut plus être envisagée uniquement sous l’angle technique. Une gouvernance fonctionnelle renforcée devient indispensable, impliquant l’administration fiscale, le FNFE, les Plateformes Agréées et, le cas échéant, une instance de coordination autour des standards d’échange.
Les pilotes initialement envisagés doivent être reconfigurés. Les tests se concentreront désormais sur :
L’objectif n’est plus de tester un portail public, mais de valider la capacité de l’écosystème des PA à fonctionner de manière interopérable et fiable.
Pour les entreprises, l’impact reste limité. Les études menées montrent qu’une large majorité avait déjà anticipé un recours à une Plateforme Agréée pour assurer sa conformité.
Pour les opérateurs de dématérialisation, la décision est plus structurante. Ils doivent désormais s’adosser à une PA ou faire évoluer leur positionnement pour rester dans le périmètre de la réforme.
En recentrant le PPF sur ses fonctions essentielles, l’administration fait un choix pragmatique. Cette décision permet de préserver le calendrier de la réforme, de limiter les risques opérationnels et de s’appuyer sur un écosystème de Plateformes Agréées désormais mature.
Si l’abandon du portail gratuit peut être perçu comme une perte symbolique, il constitue surtout un levier de sécurisation : la réforme s’appuie désormais sur des acteurs spécialisés, tout en conservant un pilotage public de la donnée fiscale.

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