Quels bénéfices concrets pour l’aide à la décision ?
Pour progresser dans l’allocation des ressources, un responsable d’entrepôt peut faire appel à l’IA avec plusieurs bénéfices à la clé. Ainsi, il est possible d’utiliser des algorithmes d’apprentissage pour analyser les tendances passées et prévoir la demande future de stocks en fonction de différents facteurs (saisonnalité, conjoncture économique, événements spéciaux comme le Covid, etc.). La planification peut être ajustée en conséquence pour éviter les pénuries ou un surplus en amont. « S’il n’est pas toujours possible de prédire les mouvements de stocks de certains produits, précise Ayoub Mcharek, il est possible, en général, de prévoir la charge de travail d’un entrepôt ».
Autre bénéfice avéré de l’IA, son renfort dans l’optimisation de l’inventaire et des itinéraires de stockage des produits. Résultat : une réduction du temps de déplacement des opérateurs et des machines, et donc la réalisation d’économies. Avec l’IA, il est plus simple d’allouer la bonne ressource à la bonne tâche, au bon moment et au bon endroit, donc d’améliorer les affectations. Elle se révèle enfin, particulièrement pertinente pour la détection des anomalies, comme par exemple, un encombrement dans une allée. Une information à partager en temps réel aux équipes afin de modifier dans ce cas, leurs déplacements.
« Pour résumer, poursuit Ayoub Mcharek, l’IA facilite le travail des opérateurs, aide à collecter, analyser et corriger des données en temps réel et à interagir avec elles. C’est un outil approprié pour réaffecter, changer, recalculer et garantir réactivité et agilité pour toujours mieux optimiser. »
Enfin, dernier atout très important pour l’attractivité des métiers en entrepôt : en réduisant le travail manuel et en automatisant les tâches répétitives pénibles, l’IA contribue à améliorer la qualité de vie au travail des employés. Un labor management system permet de structurer cette démarche en mesurant précisément la productivité et la pénibilité de chaque tâche.