
Numéro DDS EUDR : où le placer dans vos flux et stocks ?
Découvrez comment placer la paire référence-vérification DDS dans l’ORDRSP, le DESADV, la facture et le WMS, puis la rattacher aux lots et mouvements de stock.

Points essentiels à retenir
Le dimensionnement commence par des horodatages fiables, collectés de l’arrivée du camion jusqu’à la libération effective du quai. Il faut ensuite relier chaque durée au type de flux, aux ressources mobilisées et aux causes d’écart. Sans cette segmentation, un planning de rendez-vous à quai reproduit les anomalies historiques au lieu de les corriger.
Le premier travail consiste à définir des événements observables et identiques pour tous les transporteurs. L’heure réservée ne suffit pas : elle doit être rapprochée de l’arrivée sur site, de l’enregistrement, de l’appel au quai, du début et de la fin des opérations, de la clôture administrative et du départ.
| Événement | Question opérationnelle | Utilité pour le planning |
|---|---|---|
| Arrivée sur site | Le véhicule est-il présent dans la fenêtre convenue ? | Mesurer la ponctualité transporteur |
| Fin de l’accueil | Les documents, la préannonce et les règles de sécurité sont-ils conformes ? | Isoler le temps administratif |
| Appel au quai | Une porte, une équipe et un équipement sont-ils disponibles ? | Identifier l’attente imputable au site |
| Début et fin de manutention | Combien de temps le flux mobilise-t-il réellement le quai ? | Calculer la durée opérationnelle |
| Libération du quai | Le véhicule et les équipements ont-ils quitté la zone ? | Mesurer les minutes-quai consommées |
Dans nos démarches de dimensionnement, nous séparons le temps de passage total du temps d’occupation physique de la porte. Cette distinction révèle si la contrainte vient des quais, de l’accueil, des documents, du contrôle qualité, du personnel ou des engins. Elle complète une démarche plus large d’optimisation de la gestion des quais en entrepôt.
Une moyenne regroupant tous les camions masque les différences entre une réception de palettes homogènes, une livraison hétérogène, un déchargement au sol ou un conteneur. La segmentation doit rester assez précise pour expliquer la charge, mais assez stable pour être utilisée dans les règles de prise de rendez-vous transporteur.
La préannonce fournisseur est déterminante. Le cahier des charges de l’Excellence Logistique de GS1 France, dont la partie DESADV a été mise à jour en 2025, fournit un cadre structuré pour transmettre l’avis d’expédition. Relié à notre solution WMS de gestion d’entrepôt, ce signal amont aide à qualifier le flux avant son arrivée plutôt qu’au poste de garde.
La durée standard doit représenter un temps reproductible pour une famille de flux homogène. Elle se construit à partir d’observations nettoyées, puis intègre les opérations obligatoires, les changements de série et une marge cohérente avec la variabilité constatée. Elle ne doit pas être confondue avec une limite juridique de mise à disposition.
Constituez un échantillon de réceptions pour chaque famille de flux et conservez les variables qui expliquent réellement la durée. Une palette homogène peut être décrite par son nombre d’unités logistiques et son mode de contrôle. Une réception hétérogène nécessite aussi de suivre le nombre de références, les tris et les anomalies. Pour le vrac au sol ou les conteneurs, la méthode de déchargement et les ressources deviennent structurantes.
Pour chaque observation, enregistrez la durée d’occupation du quai, les volumes traités, l’équipe présente, le matériel utilisé et les événements exceptionnels. Les incidents non représentatifs doivent être conservés dans l’historique, mais identifiés séparément afin de ne pas déformer la durée standard.
Nous recommandons d’examiner la médiane et la distribution des durées plutôt qu’une moyenne globale. Le niveau retenu dépend ensuite de la promesse de service et de la capacité du site à absorber les dépassements. Si plusieurs flux partagent une même durée mais mobilisent des ressources différentes, ils doivent rester distincts dans le modèle de capacité.
La durée commercialisée doit couvrir toutes les tâches qui empêchent de réaffecter la porte. Elle peut inclure la mise en sécurité du véhicule, l’ouverture, la manutention, les contrôles, le traitement des supports, la clôture documentaire, le nettoyage et la remise à disposition du quai.
Les opérations de chargement et de déchargement font l’objet d’un document écrit appelé protocole de sécurité. Pour l’entreprise d’accueil, celui-ci précise notamment le lieu de livraison, les modalités d’accès et de stationnement ainsi que le plan et les consignes de circulation. Ces étapes ne doivent donc pas être supprimées du calcul pour augmenter artificiellement la capacité.
La capacité dépend aussi de la disponibilité des équipes. Notre approche peut rapprocher ces standards du planning de ressources, notamment au moyen de notre système de gestion des ressources logistiques en entrepôt.
Le nombre de rendez-vous ouvrables est l’arrondi inférieur des minutes-quai planifiables divisées par la durée standard du flux. Les minutes planifiables correspondent aux minutes réellement disponibles multipliées par le taux d’occupation cible, après retrait des fermetures, maintenances et indisponibilités de ressources.
Pour une tranche d’une heure, un quai pleinement disponible représente 60 minutes-quai nominales. La formule générale s’applique toutefois à toute tranche de planification :
Minutes-quai nominales = nombre de quais opérationnels × minutes d’ouverture de la tranche.
Minutes-quai planifiables = minutes-quai nominales × taux d’occupation cible.
Rendez-vous ouvrables = arrondi inférieur des minutes-quai planifiables ÷ durée standard du flux.
Le nombre de quais opérationnels n’est pas nécessairement le nombre de portes physiques. Une porte sans cariste, sans équipement adapté, fermée pour maintenance ou réservée à un autre usage ne produit pas de capacité commercialisable. Notre méthode calcule donc la disponibilité au niveau de la combinaison porte-équipe-équipement, et non du seul bâtiment.
| Étape | Donnée à renseigner | Calcul ou contrôle |
|---|---|---|
| Capacité nominale | Quais ouverts et durée de la tranche | Quais × minutes ouvertes |
| Indisponibilités planifiées | Maintenance, pause, usage réservé, absence de ressource | À retirer de la capacité nominale |
| Capacité planifiable | Minutes disponibles et taux cible | Minutes disponibles × taux cible |
| Charge du flux | Durée standard de la famille réservée | Nombre de rendez-vous × durée standard |
| Contrôle final | Somme des charges réservées | Doit rester inférieure ou égale à la capacité planifiable |
Pour une tranche d’une heure comportant q quais utilisables, un taux cible t et une durée standard d, la capacité d’un flux homogène est : arrondi inférieur de 60 × q × t ÷ d. Le reliquat ne doit pas être transformé automatiquement en rendez-vous supplémentaire : il constitue une capacité de reprise ou peut accueillir un flux court compatible.
Pour des flux mixtes, il faut vérifier que la somme des durées réservées reste dans l’enveloppe planifiable : nA × dA + nB × dB + nC × dC ≤ minutes-quai planifiables. Ajoutez ensuite les contraintes de compatibilité : porte frigorifique, matériel, contrôleur, zone de stockage ou horaire d’ouverture.
Testez au minimum le planning nominal, une concentration de flux longs et une dégradation de ressources. Le scénario doit montrer où apparaît la première saturation : porte, cour, équipe, contrôle ou stockage. Cette analyse permet aussi d’anticiper le coût de l’attente des camions à quai, sans confondre capacité théorique et qualité d’exécution.
Il n’existe pas de taux d’occupation universel pour les quais logistiques. Le bon niveau est celui qui absorbe la variabilité normale tout en respectant la ponctualité, les priorités et la capacité de reprise du site. Un taux trop élevé transforme le premier retard en file d’attente durable.
La capacité nominale décrit le maximum physique théorique. La capacité planifiée correspond aux créneaux effectivement ouverts après application des indisponibilités et du taux cible. La capacité exécutée mesure les minutes réellement consommées. Comparer ces trois niveaux aide à qualifier l’écart.
Nous conseillons de suivre simultanément le taux d’occupation, l’attente avant quai, la durée de dépassement, les rendez-vous replanifiés et les flux traités hors planning. Un indicateur isolé peut valoriser un quai très occupé alors que le service transport se dégrade.
Le taux cible doit être plus prudent lorsque les durées sont dispersées, que les préannonces sont incomplètes, que les urgences sont fréquentes ou qu’une ressource critique dessert plusieurs portes. Il peut être resserré lorsque les flux sont répétitifs, préannoncés et exécutés par des équipes stables.
Le contexte social du transport renforce l’enjeu de ponctualité. D’après les données du SDES publiées le 27 mars 2026, la durée hebdomadaire moyenne de service des conducteurs de poids lourds salariés du transport routier de marchandises atteignait 45 h 36 en 2023, avec une amplitude quotidienne moyenne de 11 h 06 pour les grands routiers. Fin 2023, le secteur employait 429 000 salariés, dont 75 % de conducteurs de camions.
Pour ajuster le taux, modifiez un paramètre à la fois et observez les files, les dépassements et la qualité de service. Une organisation de type Labor Management System appliquée à la planification des ressources permet également de vérifier que l’ouverture des créneaux reste cohérente avec les équipes disponibles.
Les règles doivent protéger les rendez-vous ponctuels, prévoir une capacité de reprise et tracer la cause de chaque exception. Elles doivent aussi distinguer la tolérance d’exploitation choisie par le site des dispositions contractuelles applicables au transport.
Le règlement de prise de rendez-vous doit préciser la fenêtre de ponctualité, le moment à partir duquel un véhicule est considéré en retard, les conditions d’acceptation anticipée et les informations requises pour prévenir le site. Cette règle interne dépend du plan de charge et ne doit pas être présentée comme une règle juridique générale.
Le décret n° 2017-461 du 31 mars 2017 et son contrat type général définissent un rendez-vous comme un jour et une heure précis et fermes convenus entre les parties ; une plage horaire peut atteindre au maximum 4 heures. Pour les envois de plus de 10 tonnes ou de plus de 30 m³, le texte prévoit une durée maximale de mise à disposition de 1 heure si le rendez-vous est respecté, de 2 heures si la plage est respectée ou si le retard au rendez-vous n’excède pas 30 minutes, et de 3 heures dans les autres cas.
Ces seuils encadrent la relation de transport à défaut de stipulations applicables différentes. Ils ne constituent pas des durées standards de créneau : une réception peut mobiliser moins ou davantage de capacité opérationnelle selon son contenu, ses contrôles et ses ressources.
Notre conseil est d’établir une matrice de décision simple, connue de l’accueil, de l’entrepôt, du transport et des partenaires :
Un portail transporteur structurant la réservation et l’onboarding facilite la diffusion de ces règles, la déclaration des retards et la replanification. Notre portail Transporteurs peut prolonger cette collaboration au-delà des échanges téléphoniques et des courriels dispersés.
Le taux de respect des rendez-vous rapporte les arrivées conformes à une fenêtre définie au nombre de rendez-vous éligibles. Avant toute comparaison, il faut figer la fenêtre de ponctualité, les exclusions, les annulations recevables et la responsabilité des écarts.
Le scorecard doit partir de définitions communes. Une arrivée conforme est un camion enregistré dans la fenêtre retenue. Le dénominateur comprend les rendez-vous attendus, après exclusion des annulations acceptées selon la règle convenue. Les no-show, refus, arrivées anticipées et retards doivent conserver des statuts distincts.
Nous utilisons l’heure d’arrivée pour mesurer la ponctualité du transporteur et les horodatages internes pour mesurer la performance du site. Le retard de mise à quai ne doit pas être imputé au transporteur si celui-ci était présent et conforme. Inversement, une opération longue liée à un contenu différent de la préannonce doit rester rattachée au motif fournisseur ou expéditeur approprié.
L’animation mensuelle doit porter sur les écarts récurrents et les actions correctives, et non sur un simple classement. Partagez les définitions, contrôlez les données contestées et analysez les partenaires par type de flux, site et niveau de variabilité. Une comparaison non segmentée pénaliserait les transporteurs affectés aux opérations les plus complexes.
La méthode peut commencer dans un tableur si le nombre de quais, de familles de flux et d’intervenants reste maîtrisable. Un Yard Management System devient pertinent lorsque les règles doivent être appliquées en temps réel, que les transporteurs réservent eux-mêmes, que les événements de cour doivent être horodatés ou que les capacités doivent être synchronisées avec le WMS et le TMS.
Generix réunit YMS, WMS, TMS et RMS afin de connecter la capacité d’entrepôt, les ressources, le planning transport et les événements de cour. Notre YMS prend en charge la planification des rendez-vous, la gestion des quais, un portail collaboratif transporteurs et la synchronisation avec le WMS et le TMS. Cette continuité évite d’optimiser la porte en silo alors que la performance dépend de la préannonce fournisseur, du transport, des équipes et de la disponibilité du stock.
Commencez par appliquer la formule à un échantillon représentatif de votre site, puis comparez capacité planifiée et exécution réelle. Vous pourrez ensuite demander une démonstration de Generix YMS pour automatiser l’ouverture des créneaux, la réservation transporteur, les horodatages et le scorecard de ponctualité dans une exécution connectée à notre WMS et à notre TMS.
En résumé
Calculez les minutes-quai disponibles, appliquez le taux d’occupation cible, puis divisez le résultat par la durée standard du flux. Le nombre de rendez-vous correspond à l’arrondi inférieur. Pour des flux mixtes, vérifiez que la somme des durées réservées ne dépasse pas les minutes-quai planifiables.
Divisez les minutes pendant lesquelles le quai est effectivement occupé par ses minutes de disponibilité réelle. Excluez du dénominateur les fermetures, maintenances et autres indisponibilités planifiées afin de ne pas sous-estimer artificiellement l’occupation.
Il n’existe pas de taux universel. Déterminez-le à partir de la variabilité des durées, des files d’attente, du niveau de service recherché, des urgences et de la capacité du site à résorber un retard sans dégrader les créneaux suivants.
Segmentez les opérations selon le conditionnement, le volume, les contrôles, le matériel, l’équipe et le temps de changement entre deux véhicules. Utilisez la médiane ou un niveau adapté de la distribution des durées plutôt qu’une moyenne regroupant des flux hétérogènes.
Fixez une tolérance d’exploitation compatible avec votre capacité de reprise et communiquez-la aux transporteurs. Distinguez-la du contrat type français, qui traite notamment le cas d’un retard n’excédant pas 30 minutes pour déterminer certaines durées maximales de mise à disposition.
Divisez les arrivées enregistrées dans la fenêtre de ponctualité par le nombre de rendez-vous éligibles. Définissez au préalable les annulations recevables, les exclusions, le traitement des arrivées anticipées et les responsabilités afin de rendre les comparaisons équitables.
Attribuez un statut et un motif, puis appliquez une procédure de replanification connue de tous. Utilisez une capacité tampon ou une file distincte lorsque cela est possible, sans décaler automatiquement les transporteurs qui ont respecté leur rendez-vous.
Non : la méthode de dimensionnement peut commencer dans un tableur. Un YMS devient utile lorsque le nombre de règles et de partenaires augmente, que la réservation doit être collaborative ou que les rendez-vous, les horodatages et les capacités doivent être synchronisés avec le WMS, le TMS et le portail transporteurs.

Découvrez comment placer la paire référence-vérification DDS dans l’ORDRSP, le DESADV, la facture et le WMS, puis la rattacher aux lots et mouvements de stock.

Construisez votre barème 3PL à partir d’unités d’œuvre mesurables, de coûts complets et d’une marge maîtrisée. Ce guide détaille aussi les suppléments, les minimums mensuels et le contrôle par les données opérationnelles.

Travaillez avec nos équipes pour concevoir et mettre en œuvre la Supply Chain qui accompagnera votre croissance, adaptée à vos spécificités métier.