

Points essentiels à retenir
- Une date réglementaire ne suffit pas : vérifiez le périmètre, le destinataire de l’obligation et son statut.
- La date de préparation se calcule à partir du chemin critique réel de vos fournisseurs, partenaires et systèmes.
- Les échéances françaises, européennes et étrangères doivent rester clairement séparées.
- Une transposition ou une obligation visant les autorités n’est pas automatiquement une échéance de conformité pour votre entreprise.
- La conformité dépend de données coordonnées entre achats, finance, transport, entrepôt, partenaires et SI.
Quelles échéances supply chain faut-il ouvrir en priorité ?
Ouvrez d’abord les obligations déjà applicables à vos flux, puis les échéances confirmées dont la préparation dépend d’un partenaire ou d’une fenêtre informatique. Une date conditionnelle relève d’un arbitrage réversible ; une date de transposition appelle une veille nationale. Notre calendrier privilégie l’applicabilité et le chemin critique, pas l’accumulation de textes.
Une vérification datée et des statuts explicites
Dernière vérification : 5 octobre 2026. Cette date compte notamment pour ADR 2027 : la période d’objection annoncée s’est terminée le 1er octobre 2026. La seule clôture de cette période ne remplace pas le contrôle de son résultat.
Generix organise la lecture autour de statuts qui doivent accompagner chaque date dans votre registre :
- Applicable : la date est passée et votre entreprise entre dans le périmètre ; vérifiez les preuves de fonctionnement.
- Confirmé : le texte publié fixe une échéance future ; engagez la préparation selon vos délais constatés.
- Conditionnel ou à confirmer : un acte, une méthode, un barème ou une confirmation reste nécessaire ; identifiez précisément ce déclencheur.
- Transposition ou obligation d’autorité : la date vise un État ou une administration, pas directement l’ensemble des entreprises.
- Sans date opposable établie : conservez une ligne de veille, sans annoncer une échéance universelle de conformité.
Ces statuts ne constituent pas un avis juridique sur votre situation. Ils servent à séparer les décisions de production, les décisions de préparation et les décisions de surveillance. Une même réglementation peut comporter plusieurs obligations de statuts différents.
Lire le calendrier par flux plutôt que par acronyme
Pour le vocabulaire général, consultez notre définition détaillée de la supply chain. Le présent guide répond à une autre question : quelle décision prendre, sur quel flux, avant quelle échéance ?
- Facture : rapprochez le périmètre fiscal des circuits de réception, d’émission et des échanges avec la finance.
- Données article et fournisseur : repérez les informations qui doivent suivre les achats, les références, les lots ou les importations.
- Transport : distinguez les documents d’expédition, les marchandises dangereuses et les échanges avec les autorités.
- Entrepôt et emballage : identifiez les preuves documentaires et les décisions de conditionnement qui touchent vos sites et vos 3PL.
- Flux internationaux : ouvrez une fiche par pays et entité juridique, indépendamment du calendrier français.
Notre recommandation est de partir d’un flux représentatif et de nommer les responsables de ses données. Une information demandée au fournisseur mais inutilisable par l’entrepôt ou la finance ne suffit pas à sécuriser l’ensemble du parcours.
Calendrier réglementaire supply chain 2026-2028 : le tableau des dates et rétro-dates
Le tableau sépare échéance légale et préparation interne. La rétro-date correspond à l’échéance moins la durée mesurée des tâches dépendantes. Sans cette mesure, annoncer une date de démarrage précise serait arbitraire. Notre grille indique donc le calcul à compléter et l’action minimale à engager.
Le tableau de décision pour les entreprises opérant en France
Les sources primaires des dates sont précisées dans les sections suivantes. Les échéances étrangères, notamment RENTRI, sont volontairement exclues de ce tableau. Les dossiers spécialisés ne sont liés que lorsqu’une URL française confirmée est disponible.
| Statut | Application | Flux touché | Entreprises concernées | Date de préparation | Contrainte mesurable | Action minimale | Dossier spécialisé |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Applicable | PPWR : 12 août 2026 | Emballages et preuves | Opérateurs selon leur rôle ; fabricants pour la conservation documentaire | Avant application ; désormais, traiter les écarts | Références sans dossier et délai de collecte fournisseur | Qualifier les rôles et localiser les preuves | — |
| Applicable | Réception des factures : 1er septembre 2026 | Facture entrante | Entreprises du périmètre français, toutes tailles | Avant application ; désormais, contrôler la réception | Interfaces non testées et anomalies ouvertes | Vérifier un parcours fournisseur-finance | Notre calendrier de réception et d’émission des factures |
| Confirmé | EUDR : 30 décembre 2026 | Produits concernés, achats et expéditions | La plupart des entreprises du périmètre | Échéance moins collecte et recette | Fournisseurs sans données et délai de réponse constaté | Qualifier produits, rôles et données manquantes | Notre guide du numéro DDS dans vos flux |
| À confirmer après objection | ADR 2027 : 1er janvier 2027 envisagé ; transition jusqu’au 30 juin 2027 | Articles et documents de transport | Acteurs des flux de marchandises dangereuses concernés | Fin de transition (30 juin 2027) moins recette et gel de version | Références à contrôler et créneaux de déploiement | Préparer les écarts sans présumer l’issue réglementaire | Notre liste de contrôles des données et documents ADR 2027 |
| Confirmé | CBAM : vente des certificats dès le 1er février 2027 | Importations et finance | Déclarants concernés | Échéance moins validation budgétaire | Délai d’arbitrage financier et données d’importation manquantes | Attribuer la responsabilité du financement | — |
| Transposition | Dispositions CSRD : 19 mars 2027 | Information de durabilité | États membres ; entreprises selon le droit applicable | Revue interne avant arbitrage du périmètre | Calendrier de clôture et délai de validation juridique | Surveiller la transposition française | Notre guide des données de durabilité logistique |
| Confirmé, sous réserves de périmètre | EUDR : 30 juin 2027 | Produits concernés | Majorité des micro et petites entreprises ; cas particuliers à contrôler | Échéance moins collecte et recette | Délai fournisseur et couverture des références | Justifier l’accès à cette échéance | Voir la ligne EUDR précédente |
| Obligation d’autorité | eFTI : 9 juillet 2027 | Informations de transport contrôlées | Autorités des États membres ; choix encadré pour les opérateurs | Avant votre éventuel pilote | Délai de certification et disponibilités des partenaires | Décider si un pilote est pertinent | — |
| Confirmé | Émission des factures : 1er septembre 2027 | Facture sortante | PME et microentreprises du périmètre français | Échéance moins recette et déploiement | Fenêtre de recette et gel des applications financières | Valider le calendrier avec clients et finance | Voir notre calendrier facture, lié plus haut |
| Confirmé | CBAM : déclaration et restitution au plus tard le 30 septembre 2027 | Importations de l’année 2026 | Déclarants concernés | Échéance moins collecte, vérification et validation | Importations sans données d’émissions exploitables | Réconcilier achats, douane et finance | — |
| Confirmé | AI Act : 2 décembre 2027 | Systèmes à haut risque de l’annexe III | Acteurs concernés selon leur rôle | Échéance moins qualification et conformité | Systèmes non classés et disponibilité des preuves | Valider l’inventaire et le responsable | — |
| Transposition | Dispositions CSDDD : 26 juillet 2028 | Achats et partenaires | États membres ; application ultérieure aux entreprises concernées | Avant décisions contractuelles structurantes | Cycle de renouvellement des contrats fournisseurs | Surveiller le texte français et ses périmètres | — |
| Confirmé | AI Act : 2 août 2028 | Systèmes à haut risque de l’annexe I | Acteurs concernés selon leur rôle | Échéance moins évaluation et déploiement | Calendrier d’évaluation et gel des équipements | Qualifier le système avant investissement | — |
Calculer la rétro-date sans inventer un délai standard
Date de préparation = échéance applicable − durée du chemin critique − marge interne documentée. Le chemin critique correspond aux tâches qui conditionnent réellement la suivante : obtenir une donnée, conclure un avenant, adapter une interface, réaliser la recette, puis déployer. Des travaux indépendants peuvent être parallélisés ; leurs durées ne s’additionnent pas automatiquement.
Pour chaque ligne, demandez une mesure vérifiable : délai observé de réponse fournisseur, fenêtre disponible de recette, durée contractuelle d’un avenant ou date de gel d’une version. Reportez ensuite la date calculée dans votre plan de charge. Notre tableau ne prescrit ni durée universelle ni délai légal supplémentaire.
Si la rétro-date calculée est déjà passée, ouvrez un arbitrage explicite : réduction du périmètre pilote, ressources supplémentaires, traitement d’un blocage partenaire ou gestion d’un écart. Pour une obligation déjà applicable, cette démarche ne suspend pas l’exigence réglementaire.
Échéances 2026 déjà applicables ou immédiatement critiques
En octobre 2026, PPWR et réception des factures électroniques relèvent du contrôle d’exécution ; EUDR appelle une préparation immédiate si vos produits sont concernés. RENTRI concerne les flux italiens et reste hors du tableau français. Notre priorité est de distinguer preuve opérationnelle, préparation et veille.
PPWR, factures, RENTRI et EUDR : ouvrir le bon flux
Le règlement PPWR publié sur EUR-Lex, vérifié en octobre 2026, s’applique depuis le 12 août 2026. Son article 15 prévoit, pour les fabricants, la conservation de la documentation technique et de la déclaration UE de conformité pendant 5 ans pour les emballages à usage unique et 10 ans pour les emballages réutilisables, à compter de leur mise sur le marché.
L’action minimale consiste à identifier votre rôle et l’emplacement des dossiers concernés. Pour organiser leur circulation entre achats, qualité, sites et partenaires, consultez notre guide de gestion documentaire dans la supply chain, sans le confondre avec une analyse juridique du PPWR.
La réponse de la DGFiP mise à jour le 16 janvier 2026 fixe la réception au 1er septembre 2026 pour toutes les tailles d’entreprises concernées, lorsque le fournisseur doit émettre électroniquement. Vérifiez désormais le fonctionnement du parcours et les anomalies de réception, plutôt que de traiter cette date comme une étape future.
Pour EUDR, les documents officiels européens de 2026, notamment les orientations de la Commission consultées sur EUR-Lex, confirment le 30 décembre 2026 pour la plupart des entreprises et le 30 juin 2027 pour la majorité des micro et petites entreprises. Les cas liés à l’ancien règlement Bois doivent être contrôlés séparément. La décision minimale porte sur le périmètre de produits, le rôle de l’entreprise et les données encore attendues des fournisseurs.
RENTRI ne crée pas une échéance générale pour les entrepôts français : ouvrez cette ligne uniquement pour vos opérations italiennes concernées. Le bloc international précise sa date et sa source.
Ce qui n’est pas dû au 12 août 2026
Le plafond PPWR de 50 % d’espace vide ne s’applique pas à cette date. L’article 24 retient le 1er janvier 2030 ou trois ans après l’entrée en vigueur de l’acte d’exécution, la date la plus tardive étant retenue ; cet acte est prévu au plus tard le 12 février 2028.
Ne transformez pas davantage l’application générale du règlement en exigibilité immédiate de toutes ses dispositions différées. Étiquetage, recyclabilité et réemploi doivent être suivis obligation par obligation, avec leurs propres conditions. Notre recommandation est de conserver les décisions d’optimisation d’emballage dans votre feuille de route industrielle, tout en isolant les échéances juridiquement confirmées.
Échéances 2027 à intégrer au plan de charge
Le plan de charge 2027 doit séparer les obligations de votre entreprise des jalons visant les autorités ou la transposition nationale. La facture et le CBAM nécessitent des responsables opérationnels ; eFTI appelle d’abord une décision d’usage. Notre grille réserve les engagements irréversibles aux périmètres et dates suffisamment établis.
Entreprise, autorité ou État : qui doit agir ?
La DGFiP confirme l’émission des factures électroniques pour les PME et microentreprises concernées au 1er septembre 2027. La réception déjà ouverte ne prouve pas la préparation de l’émission. Faites valider séparément les données de vente, les interfaces financières et les échanges avec les destinataires ; notre calendrier facture, lié dans le tableau, porte les détails par taille.
Le règlement CBAM et ses modifications accessibles sur EUR-Lex, contrôlés en octobre 2026, distinguent le début de vente des certificats au 1er février 2027 et la première déclaration avec restitution au plus tard le 30 septembre 2027, au titre de 2026. Le décalage de paiement ne justifie pas d’attendre pour collecter les données liées aux importations.
Pour le cadre eFTI des informations électroniques de transport, l’acceptation par les autorités commence le 9 juillet 2027, date également explicitée dans le rapport de la Commission du 5 février 2025. Ce jalon n’impose pas une dématérialisation générale aux chargeurs. Un éventuel pilote doit rester une décision documentée avec vos transporteurs et partenaires.
Enfin, la transposition des dispositions CSRD de la directive modificative doit intervenir au 19 mars 2027. Ce n’est pas une date unique de remise d’un rapport pour toutes les entreprises. Notre guide de durabilité logistique aide à organiser les données ; l’analyse du périmètre demeure à valider avec votre référent réglementaire.
Garder conditionnelles les lignes qui attendent une confirmation
Les informations officielles de l’UNECE sur les amendements ADR 2027 indiquent une notification le 1er juillet 2026, une objection possible jusqu’au 1er octobre 2026 et une entrée en vigueur envisagée le 1er janvier 2027 en l’absence d’objection conforme à l’accord. Au 5 octobre, la période est close ; son résultat doit encore être confirmé dans le suivi utilisé ici. Si les amendements entrent en vigueur, une période transitoire permettra, comme à chaque édition, d’appliquer les règles ADR 2025 jusqu’au 30 juin 2027 : c’est l’échéance opérationnelle à retenir pour votre rétro-date.
Maintenez donc une préparation réversible : repérage des références touchées, estimation des adaptations et réservation d’une recette. La mise en production définitive doit être validée sur la version applicable. Notre dossier ADR fournit le parcours spécialisé sans transformer l’annonce d’amendements en certitude juridique.
Appliquez la même discipline aux actes d’exécution et aux barèmes attendus. Une donnée stable peut être préparée avant leur publication ; une règle dépendante d’une méthode future ne doit pas être figée sans mécanisme de mise à jour.
Échéances 2028 et décisions à prendre avant leur application
Pour 2028, distinguez application, transposition et décision interne. Un investissement, un contrat fournisseur ou un système d’IA peut nécessiter un arbitrage bien avant la date réglementaire. Notre calendrier n’avance pas artificiellement l’obligation : il rend visibles les décisions longues qui conditionnent votre capacité à l’exécuter.
Attribuer une nature précise à chaque date
La directive modificative 2026/470 publiée le 26 février 2026 fixe au 26 juillet 2028 la transposition de ses dispositions CSDDD. Les mesures correspondantes doivent ensuite s’appliquer à partir du 26 juillet 2029. Une date de transposition ne devient donc pas, par simple report dans un tableau, la date de conformité de vos fournisseurs.
Generix recommande d’associer chaque jalon à son objet : publication du droit national, confirmation du périmètre de l’entreprise ou décision d’adapter un contrat. La contrainte mesurable peut être le renouvellement d’un accord fournisseur. Votre rétro-date interne dépend alors de ce cycle, et non d’un délai générique ajouté au texte.
La même séparation s’impose lorsqu’une règle touche des mouvements de stocks transfrontaliers. Achats, fiscalité et entrepôts doivent partager les dates utiles au mouvement physique et au traitement fiscal, mais conserver leurs responsabilités respectives.
AI Act, ViDA et CSDDD : consulter des dossiers réellement spécialisés
Le règlement modificatif 2026/1744 publié en juillet 2026 fixe l’application des sections 1 à 3 du chapitre III au 2 décembre 2027 pour les systèmes à haut risque de l’annexe III et au 2 août 2028 pour ceux de l’annexe I. La qualification du système et du rôle de votre entreprise précède toute attribution d’échéance.
La maîtrise de l’IA ne commence pas à ces dates : l’article 4 du règlement initial sur l’intelligence artificielle s’applique depuis le 2 février 2025, avec une rédaction modifiée en 2026. Nous distinguons ce suivi de l’inventaire des systèmes à haut risque ; un article généraliste sur les usages de l’IA ne remplace pas ce dossier.
Pour ViDA, la directive 2025/516 relative à la TVA à l’ère numérique constitue la source du suivi des dates concernant les stocks sous contrat de dépôt, également appelés stocks en consignation. Cette ligne nécessite une fiche fiscale dédiée : elle n’est pas assimilée à l’émission française des factures électroniques. Aucun jalon chiffré supplémentaire non fourni dans ce calendrier n’est ajouté.
La CSDDD exige elle aussi un suivi distinct. Ni un dossier sur le reporting volontaire des PME ni notre guide de données climatiques ne doivent être présentés comme une procédure de conformité au devoir de vigilance.
Textes sans date française opposable : que faut-il surveiller ?
Une ligne de veille doit annoncer ce qui manque, et non afficher une fausse date de conformité. Pour NIS 2, les périmètres et la transposition française demandent un suivi propre. Pour REP et FSMA 204, nous séparons texte existant, calendrier opérationnel et non-exécution.
NIS 2 : pas au titre du transport routier, mais vérifier les autres secteurs
Pas au titre du transport routier — vérifiez les autres secteurs. L’activité de transporteur routier ou l’étiquette « entrepôt 3PL » ne suffisent pas, à elles seules, à établir l’assujettissement. Les annexes de la directive appellent notamment une vérification des services postaux et de courrier, de la distribution alimentaire en gros, des déchets, des produits chimiques et de certaines activités numériques.
La Commission européenne a saisi la Cour de justice de l’Union européenne contre la France le 8 juillet 2026, pour défaut de transposition de NIS 2. Le dossier législatif français sur la résilience et la cybersécurité consulté reste au stade de la première lecture à l’Assemblée nationale. Ces éléments ne permettent pas d’annoncer ici une date française universelle d’application.
Un client régulé peut néanmoins demander des garanties contractuelles à ses prestataires. Notre recommandation est de distinguer cette demande de l’assujettissement direct : conservez son origine, son périmètre, son échéance et la preuve attendue.
REP, FSMA 204 et actes futurs : conserver le bon statut
Pour la REP des emballages professionnels, le décret publié sur Légifrance instituant la filière confirme l’existence d’un cadre. Cela ne dispense pas de contrôler l’assiette, les textes complémentaires et le calendrier correspondant à votre cas. Aucune ligne de déclaration chiffrée n’est ajoutée au tableau faute de qualification complète. Pour les données d’emballage à collecter, consultez notre guide des données de la REP emballages professionnels.
Pour FSMA 204, la proposition de report publiée au Federal Register distingue la date juridique initiale du 20 janvier 2026 du report proposé au 20 juillet 2028. Une proposition ne constitue pas une règle finale.
Ce report d’exécution ne figure pas dans une règle finale : il repose sur une disposition de loi de crédits, qui interdit à la FDA d’employer ses fonds pour administrer ou exécuter la règle avant le 20 juillet 2028. Instaurée par la loi de crédits de l’exercice 2026 (Pub. L. 119-37), elle doit être revérifiée à chaque nouvelle loi de crédits : l’exercice 2027 s’ouvre sous une résolution de continuité valable jusqu’au 11 décembre 2026. Il faut donc qualifier cette date de non-exécution, tant qu’une règle finale de report n’est pas publiée. La fiche américaine ci-dessous précise les flux concernés.
Si vous avez des flux en Italie, Espagne, Portugal, au Brésil ou aux États-Unis
Les obligations étrangères doivent rester dans des fiches séparées du tableau France. Vérifiez le pays, l’entité concernée, le flux et la langue du dossier spécialisé. Notre règle est simple : pas de date étrangère sans source locale primaire contrôlée, ni de lien vers une destination linguistique non confirmée.
Des fiches pays courtes, hors du calendrier français
Contrôler la source locale avant toute publication de date
Pour chaque pays, notre fiche de validation doit conserver le texte, sa version, le périmètre et la preuve de vérification. Une traduction, un commentaire fiscal ou un calendrier logiciel ne remplace pas le journal officiel ou le portail d’autorité compétent.
Lorsque le contrôle reste incomplet, publiez l’objet à vérifier et son propriétaire, pas une date déduite. Les contraintes locales doivent aussi être rapprochées de vos flux physiques : réception, sortie d’entrepôt, transport et facture peuvent relever de documents ou d’acteurs différents.
Pour éviter une lecture trop générale, consultez notre guide des flux de la supply chain retail pour la cartographie opérationnelle ; le calendrier réglementaire reste, lui, organisé par obligation et juridiction.
Ce qui peut encore bouger et comment entretenir ce calendrier
Un calendrier fiable exige une veille déclenchée par les publications, une revue périodique et une règle de retrait. Notre méthode associe chaque incertitude à une source primaire et à un propriétaire. Une ancienne date de vérification ne doit jamais donner l’illusion d’un contrôle encore valable.
Un registre de veille avec un déclencheur et un propriétaire
Generix recommande un registre partagé entre juridique, produit, finance, achats et opérations. La structure suivante indique les responsabilités à attribuer ; elle ne prétend pas qu’une validation interne de votre organisation a déjà été réalisée.
- PPWR : objet : dispositions différées et méthode de calcul de l’espace vide ; déclencheur : acte publié ; source : EUR-Lex ; vérification : 2 octobre 2026 ; propriétaire recommandé : référent emballages avec juridique.
- ADR 2027 : objet : résultat de la période d’objection et version applicable ; déclencheur : confirmation officielle ; source : UNECE et dépositaire ; vérification : 5 octobre 2026, résultat restant à confirmer ; propriétaire recommandé : référent marchandises dangereuses.
- NIS 2 : objet : transposition, secteurs et échéances françaises ; déclencheur : texte national publié ; source : dossier parlementaire puis Journal officiel ; vérification : 5 octobre 2026 ; propriétaire recommandé : sécurité des SI avec juridique.
- REP : objet : assiette, textes complémentaires et calendrier opérationnel ; déclencheur : publication applicable ; source : Légifrance et autorité compétente ; vérification : 2 octobre 2026, qualification incomplète ; propriétaire recommandé : responsable environnement.
- FSMA 204 : objet : éventuelle règle finale de report et reconduction du verrou de crédits ; déclencheur : publication finale ou nouvelle loi de crédits, prochaine échéance le 11 décembre 2026 ; source : Federal Register, FDA et lois de crédits ; vérification : 5 octobre 2026 ; propriétaire recommandé : qualité export.
- ViDA et CSDDD : objet : jalons spécialisés et traduction nationale ; déclencheur : modification ou transposition publiée ; source : EUR-Lex et Journal officiel ; vérification : 2 octobre 2026 ; propriétaires recommandés : fiscalité et juridique achats.
Le registre doit conserver ce qui a changé et la décision qui en découle. Pour les tâches dépendantes, documentez aussi le partenaire responsable et la date de livraison de la donnée : notre calendrier devient ainsi un outil de coordination, pas seulement une liste juridique.
Une revue trimestrielle et une règle de retrait explicite
Le propriétaire recommandé de cette page est le responsable éditorial Supply Chain France, avec validation trimestrielle conjointe des référents juridique, réglementaire et produit. Une publication susceptible de modifier une ligne déclenche immédiatement une alerte, sans attendre la revue suivante.
Si la revue trimestrielle documentée n’est pas réalisée, la règle éditoriale est le passage immédiat de la page en noindex, puis sa dépublication jusqu’à une nouvelle vérification. Cette règle doit être exécutée dans le processus de publication ; elle ne constitue pas une obligation réglementaire imposée aux entreprises.
Generix privilégie une lecture collaborative : la finance confirme le flux fiscal, les achats obtiennent les données, les partenaires valident les échanges et les opérations vérifient leur disponibilité au bon moment. Une suite intégrée et un assemblage d’applications spécialisées doivent être évalués sur cette même continuité, sans présumer qu’une architecture garantit à elle seule la conformité.
Ouvrez l’échéance qui concerne vos flux dans nos dossiers spécialisés liés au tableau. Pour la facture, vous pouvez ensuite compléter votre lecture avec notre dossier consacré aux sanctions de la facturation électronique, sans reprendre son analyse dans ce calendrier.
Nous vous proposons également un échange avec nos équipes pour évaluer la circulation des données de conformité entre WMS, TMS, OMS, EDI, finance, partenaires et 3PL. L’objectif est d’identifier vos dépendances, leurs responsables et les décisions à engager avant chaque échéance.
En résumé
- Transformez chaque échéance applicable en une décision attribuée à un responsable et à un flux.
- Documentez les délais fournisseurs, contractuels et informatiques avant de fixer votre date de démarrage.
- Contrôlez les obligations déjà applicables par des preuves de fonctionnement, et non par un simple planning.
- Maintenez les dispositions différées et les confirmations attendues dans un registre de veille distinct.
- Retirez le calendrier de l’indexation puis de la publication si sa revue documentée n’est pas réalisée.
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articles publiés
Rédigé par
Isabelle Badoc
Product Marketing Director Supply Chain chez Generix
Isabelle Badoc est spécialiste de la Supply Chain chez Generix. Elle décrypte les enjeux liés au WMS, au TMS, à la gestion d’entrepôt et au pilotage du transport. Son expertise couvre aussi la gestion des stocks, la performance logistique et les apports de l’IA pour transformer durablement les opérations supply chain.

